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11/03/10

Pourquoi le changement climatique n'est pas une question environnementale

pourquoi_le_changement_climatique_n_est_pas_une_question_environnementaleJe recopie le message que les traducteurs et traductrices ont fait circuler par mail. Merci pour leur travail !


Voici une brochure produite il y a quelques mois, désormais intégralement disponible en version française, réunissant de nombreux textes écrits avant et après le sommet de Copenhague par des individu-e-s proches ou lié-e-s au réseau Climate Justice Action. Télécharger en PDF

Elle a pour volonté, après l'échec cuisant du sommet, de souligner la nécessité de sortir la thématique du changement climatique du créneau uniquement écologiste, en la reliant aux nombreux autres éléments auxquels elle participe de façon cruciale.

Elle aborde ainsi le sujet sous l'angle du capitalisme et du développement croissant du « capitalisme vert », des luttes des travailleur-se-s de nombreux secteurs industriels qui connaissent une mutation violente (comme cela s'illustre très bien dans le cas de Total actuellement en France) ; mais aussi sous l'angle des migrations et frontières, du militarisme, de la menace de la renaissance du secteur de l'énergie nucléaire ; elle aborde également en profondeur la question fondamentale de la production agricole et alimentaire, et même la question féministe !

Ces quelques textes insistent sur la leçon la plus importante, sans doute, de ce sommet : la nécessité pour nous tous-tes de poursuivre et d'amplifier la reconquête de notre pouvoir d'action, trop longtemps délégué aux gouvernements qui se sont démontrés entièrement inaptes à régler le problème.

Bonne lecture !

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique sur le theme du changement climatique

9/02/10

L'addition, qui va payer la dette climatique


L'addition
envoyé par Ultimatum-climatique. - L'info video en direct.

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

3/02/10

30 ans d'action à Lima, Pérou

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

Vidéo d'Europe Ecologie sur dailymotion


Europe Ecologie spot campagne n° 2, Elections Européennes
envoyé par EuropeEcologie

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

28/01/10

CAMP ACTION CLIMAT - APPEL 2010

logocampclimatinternational.jpgRésitantEs! Le Camp Action Climat vous appelle à rejoindre la lutte contre le système capitaliste responsable du changement climatique!

Depuis 15 ans les négociations de l'ONU sur le changement climatique (CCNUCC) cherchent à perpétuer et à étendre aux pays du Sud un modèle de développement économique dangereux en imposant de fausses solutions qui enrichissent les grandes sociétés, favorisent les États surdéveloppés, accroissent les inégalités sociales et dégradent inéluctablement les conditions de vie sur Terre. L’échec prévisible du sommet de Copenhague en décembre 2009 démontre l’absence de volonté des gestionnaires des nations du monde à prendre les mesures d’urgence indispensables pour faire face à la crise climatique planétaire dans laquelle nous sommes plongéEs.

Face à cette conférence élitiste et anti-démocratique, l'Assemblée des Peuples a réuni les sans voix du Sud et du Nord pour investir les populations du monde du pouvoir et du devoir de s’organiser et de s’entraider, par delà les intérêts privés, pour déterminer et mettre en oeuvre aujourd’hui des modes de vies responsables, soutenables et équitables fondés sur le principe de justice climatique universelle.

En août 2009 un Camp Action Climat palpitant s’est monté contre le projet irrationnel d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire Atlantique). En décembre 2009 nous avons mené une incroyable semaine d’action au sein du réseau Climate Justice Action contre les fausses solutions du “capitalisme vert” du sommet de l’ONU. La réduction des émissions de CO2 à la source étant la seule solution réaliste, en 2010 nous appelons à une lutte créative et sans compromis contre le consortium TOTAL, exploiteur inconséquent des combustibles fossiles en France et dans le monde.

Investissant dans l’exploitation des sables bitumineux au Canada, ainsi que dans le nucléaire, soutenant financièrement la junte militaire en Birmanie, enregistrant les plus gros bénéfices français en 2009, polluant massivement nos écosystèmes, colonisant les pays du Sud, menant des campagnes publicitaires pour repeindre son blason en vert, développant l’industrie des agro carburants, TOTAL est l'un des premiers émetteurs de gaz à effet de serre en France.

Il est temps de dire STOP à cette entreprise criminelle, symbole international des grandes sociétés sans scrupules, exploitant et détruisant sans limites et dont les activités et les pratiques iniques mettent en péril le climat, les milieux naturels, les populations et vont à l’encontre du bien commun de l’humanité.

Le mouvement mondial pour la Justice Climatique et le Camp Action Climat affirment que l’extraction des combustibles fossiles doit cesser maintenant et que nous devons entreprendre immédiatement une transition sociétale pour ne plus en dépendre. Des solutions de reconversion justes doivent être trouvées pour les travailleuSEs du secteur énergétique. Le CAMP ACTION CLIMAT est un collectif d’individuEs qui s’organise de façon anti-hiérarchique autour de 4 piliers:

  • la résistance aux crimes climatiques et à l’affairisme irresponsable par l’action directe de désobéissance
  • le développement d’alternatives concrètes pour un mode de vie soutenable
  • l’éducation, à travers la discussion et les ateliers d’échanges de savoirs
  • la construction d’un large mouvement international pour une justice climatique.

La fenêtre d’opportunité pour éviter un dérèglement incontrôlable du climat se ferme de façon rapide et inexorable. Face à l’ampleur de la catastrophe écologique et sociale, il ne suffit pas de changer nos modes de vie individuels: l’action collective directe est indispensable pour sortir du système responsable du changement climatique menaçant nos existences. Créer une société juste et soutenable nécessite les énergies de touTEs!

Changeons le système, pas le Climat! Impliquez-vous, Rejoignez-nous!

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

27/01/10

Nouveaux militants, nouvelles pratiques

A suivre en direct ce soir depuis ici !

Vous devez telecharger Flash pour voir la video



Programme de la soirée

19h : Ouverture

  • Emmanuelle Cosse (candidate Europe Ecologie Ile-de-France et ancienne présidente d’Act-Up)

19h15 : Présentation de la démarche de campagne d’Europe Ecologie sur internet avec, en avant-première, les nouveaux films

  • Frédéric Neau (webmaster d’Europe Ecologie)

20h00 : 1ère Table ronde : Liberté, production et accès aux savoirs : nouveaux défis, nouvelle militance ?

  • Frédéric Couchet, délégué général d’April (Promouvoir et défendre le logiciel libre)
  • Gaëlle Krikorian, doctorante à l’EHESS
  • Jérémie Zimmerman, fondateur de La Quadrature du Net
  • Tangui Morlier, co-fondateur du Collectif Regards Citoyens
  • Mathieu Pasquini, co-président de Libre Accès
  • Focus sur les négociations ACTA (négociations d’un accord de lutte contre la contrefaçon) au Mexique.

21h00 2ème Table ronde : Les nouvelles formes d’action militante

  • Julien Bayou, membre des collectifs Jeudi Noir et Génération précaire
  • Marie de Cenival, fondatrice de La Barbe
  • Karima Delli, députée européenne et membre du collectif Sauvons les Riches
  • Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte
  • Ludovic Prieur, animateur du site Hacktivist News Service-Info (hns-info.net)
  • Sara Renaud, fondatrice du collectif d’artistes Les Jardins d’Alice
  • Sophie Dubuisson-Quellier, chargée de recherche au CNRS
  • Ali Meziane, fondateur de AC le feu
  • Sébastien Porte et Cyril Cavalié, auteurs du livre « Un nouvel art de militer »

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

16/12/09

Reclaim power

badge COP15Pas bcq de temps pour vous écrire, mais jeter un oeil sur l'appel de Reclaim Power et écouter la radio d'Indymedia. Pour des photos et des vidéos, ça se passe par là et par ici.

Moi je serai à l'intérieur du Bella Center grâce à mon deuxième badge !

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

15/12/09

Suivre l'actualité militante à Copenhague

J'ai une série de lien qui peuvent vous intéresser pour suivre l'actualité parfoirs en direct depuis Copenhague. Laissez moi des commentaires sur le blog ou sur mon twitter pour que j'ajoute de nouveaux sites.

Mes infos :

Mon groupe de travail :

  • Du 6 au 19 décembre 2009, les photographes du collectif à-vif(s) sont à Copenhague pour la Conférence des Nations Unies sur le climat. En publiant quotidiennement des reportages photographiques et sonores, ils portent un regard subjectif sur une ville, théâtre d’un évènement planétaire surmédiatisé.
  • Reportage Multimedias Association Nouveaux Medias Direct
  • Mediapart
  • BastaMag
  • Mouvements
  • Des copains avec qui je bosse sur place Camp action climat et Radio Sterni
  • en anglais : The Transnational Institute (TNI) carries out cutting-edge analysis on critical global issues, builds alliances with grassroots social movements, develops proposals for a more sustainable and just world.
  • en anglais : Focus on the Global South combines policy research, advocacy, activism and grassroots capacity building in order to generate critical analysis and encourage debates on national and international policies related to corporate-led globalisation, neo-liberalism and militarisation.
  • en anglais : G-1 Billion a été créé afin de transcrire les discussions, et les partager avec l’ensemble du milliard de jeunes gens qui seront les acteurs du changement en 2050.

Media libre en français

Autres :

Le réseau du Climate Action Network, surtout en anglais

Le réseau de Climate Justice Now, surtout en anglais

Les jeunes à Copenhague, en anglais

UNFCCC

En danois

  • Une TV qui retransmet les manifs en direct par vidéo (caméra cassé hier, par sûr que ça continue.

Indymedia

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

5/12/09

Marché carbone, l'ennemi parfait de la COP15 à Copenhague

J'essaye de préparer un article sur le marché carbone pour présenter les positions de différentes associations ou réseaux de militants climatique. Je n'arrête pas de tomber sur cette vidéo qui est en anglais mais fait un bruit d'enfer. En attendant mon article forcément génial, voici de qui patienter agréablement. Pour en savoir plus, aller voir par là (mais c'est toujours en anglais).

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

27/11/09

Appel à contributions – blogguers et interprètes

Sommet des Nations Unies sur le changement climatique / COP15

Vous prévoyez de participer à la COP15 / au sommet des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague, du 6 au 20 décembre ? Vous avez l’intention d’y tenir un blog, sur le sommet, les forums alternatifs ou les manifestations ? Peut-être ne pouvez vous pas vous y rendre, mais êtes disponibles pour aider à des traductions ? Dans de tels événements, les bloggers et médias alternatifs produisent et partagent énormément d’information et d’analyses. Pour autant, la densité et la profusion de ces analyses, information et opinions peut conduire à leur dilution.

Plusieurs organisations et médias alternatifs ont donc décidé de proposer un espace commun de (live) blogging, pour partager textes, photos, vidéos et sons, sous une licence créative common/non-commercial/share-a-like. Ils vont également diffuser un media papier alternatif pendant le sommet, qui sera diffusé auprès des militant-e-s et des négociateurs pour promouvoir la justice climatique et renforcer les alternatives au capitalisme vert. Si l’un ou l’autre des projets vous intéresse (que vous souhaitiez blogger ou nous aider à traduire des documents) merci de nous contacter à l’adresse suivante : nicolas@m-e-dium.net

Signataires : Aitec, Attac, AvenirClimat.info, Bastamag.net, Ipam, Mouvements.info, NIGD, TNI

Les documents seront mis en ligne sur le site www.m-e-dium.net, ainsi que sur tout autre site intéressé à les reprendre.

ENGLISH and CASTELLANO : see below

Call for bloggers and translators

UN Summit on Climate Change / COP15

Do you plan to attend the COP15 / UN Summit on Climate Change to be held in Copenhagen from the 6th to the 20th of December? Do you intend to blog on the summit, the alternative forums and the demonstrations? Or maybe you won’t make it to Copenhagen but are ready to help with some translations? During such events, bloggers and alternative media produce and share a lot of strategic information. However, too often, the density and the profusion of alternative information, opinions and analysis lead to their dilution.

Several organizations and alternative media have decided to provide a common platform for (live) blogging, to share texts, photos and videos under a creative common/non-commercial/share-a-like license. They’ve also committed to printing an alternative newspaper during the summit, to be circulated among activists and negotiators, in order to promote climate justice and push for alternatives to greenwashing. If you’re interested in both projects (either in contributing through blogging or helping with translations) please contact us at: nicolas@m-e-dium.net

Documents (texts, photos, audiovisual material) would be available on the www.m-e-dium.net platform, as well as on any other interested blog or website.

Aitec, Attac, AvenirClimat.info, Bastamag.net, Ipam, Mouvements.info, NIGD, TNI

LLAMADO A CONTRIBUCIONES – BLOGGERS E INTERPRÉTES

cumbre de las naciones unidas sobre el cambio climatico / COP15

¿Tiene previsto participar en la COP 15/ en la cumbre de las Naciones Unidas sobre el cambio climático en Copenhague, del 6 al 20 de diciembre ? ¿ Va a escribir árticulos en un blog sobre la cumbre, los foros alternativos o las manifestaciones ? Tal vez sin viajar hasta Dinamarca, está dispuest@ para ayudar con traducciones. En tales eventos, los bloggers y medios de comunicación alternativa producen y comparten muchísima información y análisis. Sin embargo, la densidad y la profusión de estos analisis, informaciones y opiniones puede conducir a su dilución. Por eso, varias organizaciones y medios de comunicación alternativa decidieron proponer un espacio común de (live) blogging para compartir textos, fotos, videos y sonidos, bajo una licencia common/non-commercial/share-a-like. También van a editar un boletín alternativo durante la cumbre que será distribuido entre l@s militantes y negociadores para promover la justicia climática y renzorfar las alternativas al capitalismo verde. Si le interesa el proyecto (que sea para participar en el blog o ayudarnos con la traducción de documentos), gracias por ponerse en contacto con nosotros a la dirección siguiente : nicolas@m-e-dium.net

Aitec, Attac, AvenirClimat.info, Bastamag.net, Ipam, Mouvements.info, NIGD, TNI

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

Pourquoi le changement climatique n'est pas une question environnementale.

Ce texte s'inspire librement et traduit certaines parties d'un pamphlet plus long et approfondi, réalisé par des individu-e-s proches du réseau Climate Justice Action. CJA organise une mobilisation radicale et des actions directes de masse lors du COP 15, sommet de l'ONU sur le changement climatique à Copenhague en Décembre 2009. Le pamphlet en anglais dans sa totalité est disponible sur : http://notenvironmental.blogspot.com/

Le COP 15 réunira prochainement « dirigeants » mondiaux, multinationales et grosses ONG pour dessiner l'après-Kyoto et tenter d'empêcher une crise climatique catastrophique. L'objectif de ce texte n'est pas de monter à bord du train fonçant des élites en dépeignant une apocalypse imminente, encourageant les politiques basées sur la peur. Il est, en reliant les différents points que sont les différentes luttes, de faire apparaître l'image dans sa globalité. De montrer les enjeux réels des négociations sur le changement climatique, et de dénoncer ce dernier, non comme une question purement « environnementale », mais comme le symptôme qu'il est de la faillite d'un système qui nous détruit et ravage notre planète. Les « solutions » de ce système, dont on sait déjà qu'elles seront les seules abordées à Copenhague, sont basées sur le marché, afin de satisfaire les puissants lobbies des multinationales. Marché du carbone, agrocarburants, énergie nucléaire, mécanismes de « compensation »... Ces fausses solutions n'envisagent pas un instant de réduire les émissions de gaz à effet de serre directement à la source, dans nos pays industrialisés, et sont par conséquent très loin de permettre les réductions d'émissions réellement nécessaires. Elles se révèlent par ailleurs parfois extrêmement dangereuses dans leurs applications, en accroissant dramatiquement les inégalités Nord/Sud, les problèmes environnementaux et l'injustice sociale au sein des pays en voie de développement. Ces pays, ces paysan-ne-s, ont pourtant des solutions. La justice climatique, ces alternatives et solutions réelles qui viennent de la base, sont les enjeux de la lutte globale à laquelle appellent des réseaux comme CJA et CJN (« Climate Justice Network », Réseau pour la Justice Climatique, qui regroupe de nombreux groupes des pays du Sud).

Le capitalisme, ou à qui profite le crime climatique ?

La prise de conscience environnementale généralisée actuelle est utile à ceux qui développent activement la notion de « capitalisme vert ». Il permet de recréer l'adhésion citoyenne à des structures dépassées et décrédibilisées par la crise systémique qui les secoue. Les multinationales repeignent leurs enseignes en vert, leurs campagnes publicitaires rivalisent de « greenwashing »*, et elles poursuivent les mêmes pratiques destructrices.

Avec l'effondrement des marchés financiers, la foi dans le futur du capitalisme a été sérieusement ébranlée. Malgré cela, le même principe qui a conduit à la crise, celui de marché immatériel de produits dérivés**, est à l'origine de la création du marché du carbone, qui invente un prix au CO₂ contenu dans l'air. C'est cela, la proposition principale de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (ou en anglais, United Nations Framework Convention on Climate Change, UNFCCC) : un marché du carbone mondialisé, au sein duquel les entreprises vendent et achètent des crédits symbolisant leur droit à polluer. Ce type de marché immatériel, dont le prix du « bien » est inventé, conduit immanquablement à une spéculation et des pratiques frauduleuses gigantesques, puis à une bulle géante, et à son éclatement. Or cette fois, ce ne sont pas les profits des banques et des multinationales ou nos emplois qui sont en jeu, mais un changement climatique irréversible de grande ampleur qui pourrait laisser nos enfants hériter d'un terrain vague.

Le nouveau « CO₂LONIALISME »

Les multinationales qui en ont les moyens peuvent obtenir des crédits-carbone ; et des mécanismes à la complexité bien pratique peuvent leur en faire obtenir encore davantage, comme le « mécanisme de développement propre », MDP (en anglais Clean Development Mechanism ou CDM). Au sein de ces « mécanismes flexibles », les entreprises reçoivent des crédits en investissant dans les pays du Sud ou en Europe de l'Est, dans des projets qui émettent moins de dioxyde de carbone qu'un autre projet potentiel qui aurait pu être construit à la place. Ce système est infesté de fraudes, parce que l' « autre projet potentiel » est décrit par l'entreprise elle-même, qui décide ensuite de la quantité de CO₂ « évitée ». Ces mécanismes flexibles ne réduisent pas les niveaux d'émissions actuels. Ils sont devenus un prétexte pour augmenter l'expansion industrielle au Sud, en investissant dans des projets de l'industrie chimique ou dans des centrales à charbon.

De plus, selon de nombreuses études, ces projets (qui comptent aussi des monocultures pour la production d'agrocarburants, des constructions de méga-barrages, de fermes éoliennes gigantesques, etc) provoquent de graves problèmes environnementaux, sociaux et économiques là où ils sont implantés. Ces mécanismes légitimisent et accélèrent l'expropriation des terres et l'appropriation des ressources naturelles dans ces pays. L'accord REDD (« Reducing Emissions from Deforestation in Developing countries », réduire les émissions liées à la déforestation dans les pays en voie de développement), actuellement en cours de négociations, intensifie ce processus. Les terres forestières sont privatisées et délivrées aux multinationales, abolissant le pouvoir de décision des populations indigènes ou des communautés locales, ou les bannissant simplement de leurs terres, afin que l'entreprise puisse « préserver » la forêt et profiter des crédits-carbone gagnés. Ironie du sort, « sauver l'environnement » est en passe de devenir la dernière excuse à la mode des autorités oppressives, alliées du nouveau colonialisme vert.

Changer le système, pas le climat !

Au lieu de reconnaître le changement climatique comme l'avertissement ultime nous indiquant que nos systèmes actuels d'organisation, d'utilisation de l'énergie, de production et de consommation ne fonctionnent simplement pas à long terme, les gouvernements et les multinationales prennent en otage l'environnement pour nous embarquer dans une nouvelle vague d'accumulation réservée à une élite. Devant un danger de l'ampleur du changement climatique, la création de nouveaux marchés est la seule solution qu'ont produit près de deux décennies de négociations, sous la coupe des lobbies industriels. Le système capitaliste a peut-être fonctionné suffisamment pour fournir un certain niveau de confort matériel à une minorité d'habitant-e-s de la planète, mais il repose malheureusement sur la croyance fantaisiste que les ressources naturelles, y compris atmosphériques, sont inépuisables. Cette croyance s'effondre. Et comme pour tout ce qui perdure après la disparition des conditions matérielles qui l'ont vu évoluer, le règne de ce système tire à sa fin. Ce qui peut et doit le remplacer, ce sont des alternatives qui existent déjà, communes à maintes expériences locales ; et toutes celles qui restent à créer, pour des modes de vie différents, adaptés au temps présent et à la réalité de la planète.

La production alimentaire et le changement climatique

Agriculture industrielle, fermes-usines et effondrement des écosystèmes

Nous savons que nos méthodes modernes de production alimentaire – agriculture industrielle et production intensive de viande – sont largement dépendantes des carburants fossiles et génèrent des quantités énormes de gaz à effet de serre (GES). Nous savons aussi que notre capacité à produire de la nourriture sera sévèrement réduite par les conséquences du changement climatique. A travers le monde, de petit-e-s fermier-ère-s et des réseaux comme Via Campesina luttent pour la souveraineté alimentaire et la production agricole soutenable à petite échelle. En Amérique du Sud, de nombreux-ses paysan-ne-s n'ont pas accès à la terre en raison de l'accaparement de celle-ci par des multinationales comme Monsanto, qui l'utilisent pour des monocultures de céréales et de soja destinées à nourrir le bétail. Ces compagnies agro-industrielles et agro-chimiques sont invitées aux négociations intergouvernementales et poussent pour une intensification de l'agriculture industrielle, présentée comme leur « solution ».

Ce type d'agriculture injecte dans les sols de vastes quantités d'engrais et de pesticides pétrochimiques toxiques, transporte la nourriture à travers les continents sur des distances absurdes en la réfrigérant.

L'agriculture fermière traditionnelle repose sur la plantation de cultures variées, attirant un large éventail d'insectes dont certains sont les prédateurs naturels de ceux qui endommagent les récoltes. Les monocultures nécessitent au contraire une utilisation accrue de pesticides ; ceux-ci s'écoulent dans les nappes phréatiques et représentent une source majeure de pollution dans toutes les zones agricoles du monde. Ils appauvrissent les sols et provoquent une érosion en tuant des millions de micro-organismes qui maintiennent la fertilité et la structure de la terre. Cet appauvrissement et cette érosion nécessitent par la suite des engrais pétrochimiques en augmentation constante pour maintenir le niveau de production. En dépit de la quantité de bétail produit, les exploitant-e-s de fermes industrielles utilisent des engrais artificiels au lieu du fumier animal. Cela entraîne des émissions d'oxyde d'azote, un gaz à effet de serre environ 275 fois plus puissant que le CO₂.

L'agriculture et la déforestation

L'agriculture industrielle et l'élevage animal intensif requièrent une déforestation importante, qui provoque des émissions de CO₂ massives alors que le carbone absorbé par les arbres est libéré en brûlant. L'assèchement des marais aux mêmes fins relâche de vastes quantités de méthane, un gaz à effet de serre qui a environ 62 fois l'effet du dioxyde de carbone. Alors que les sols sont appauvris, la pression augmente sur les forêts. La déforestation entraîne une diminution de l'eau qui s'évapore dans une zone, réduisant les précipitations. Des récoltes plus maigres en résultent, ce qui pousse les producteur-trice-s de soja et de bétail à utiliser ce qui reste de forêt tropicale humide plus rapidement, perpétuant le cercle vicieux.

Expropriations

Le système industriel, depuis quelques siècles et à travers le monde, a « enclos » les espaces fermiers, forçant les paysan-ne-s pratiquant l'agriculture de subsistance et les petit-e-s fermier-ère-s hors de leurs terres afin qu'elles soient utilisées par les multinationales pour faire pousser des denrées rentables pour l'export comme le cacao, la canne à sucre ou le soja. Des millions de personnes perdent leur terre, leur indépendance et leur capacité à faire pousser leur propre nourriture : elles ne peuvent plus accéder à la nourriture que par le biais du marché. Augmenter le rendement agricole, utiliser la pétrochimie et les nouvelles technologies génétiques a un effet minime sur les taux de la faim dans le monde car cela ne prend pas en compte les questions de l'accès à la terre et du pouvoir d'achat, et cela masque les vraies solutions comme la redistribution des terres et l'accès abordable à l'agriculture.

Production de viande : 51% des émissions globales

Le pourcentage utilisé jusqu'à aujourd'hui, basé sur un rapport des Nations Unies de 2006, indiquait que la production de viande générait 18% des émissions globales de gaz à effet de serre, ce qui représente déjà davantage que tous les transports réunis. Récemment, dans un document publié par le Worldwatch Institute, un « think-tank » américain, deux conseillers environnementaux de la Banque mondiale déclarent que le pourcentage est en fait de 51%. Le rapport précédent mésestimait la contribution aux émissions dans trois domaines : la production de méthane durant la digestion, l'utilisation des terres et la respiration des bêtes.

En plus de toutes les horreurs bien documentées sur le monde de l'industrie de la viande, sa production intensive, ainsi que celle de produits laitiers, est donc responsable à elle seule de davantage d'émissions de GES que n'importe quelle autre activité.

Dans de nombreux pays du monde, la consommation de viande est considérée comme un luxe. L'augmentation de la prospérité dans les pays du Sud mène à l'adoption de modes de consommation de viande calqués sur ceux des pays occidentaux, accroissant la pression sur la terre pour produire la nourriture du bétail, ce qui signifie que de moins en moins de terre est disponible pour la production de nourriture humaine elle-même. Le ratio est approximativement le suivant : pour produire un kilo de boeuf, on utilise huit kilos de céréales. En théorie, on peut donc nourrir huit fois plus de personnes avec une alimentation de base végétarienne. De même pour l'eau : la production de viande en utilise en quantités bien supérieures à la production de cultures végétales.

L'agriculture industrielle : une nouvelle source de crédits-carbone

Depuis peu, l'intensification de l'agriculture industrielle est présentée dans les négociations intergouvernementales comme une « solution » au changement climatique, problème qu'elle contribue à faire empirer. Des propositions sont faites pour inclure l'agriculture dans les sources de crédits-carbone, à travers des mécanismes de compensation comme le mécanisme de développement propre (MDP). Par exemple, les agrocarburants et les cultures d'OGM sont utilisés en les faisant passer pour des « solutions » au changement climatique.

Les dangers des agrocarburants

Les agrocarburants sont promus comme une alternative « écologique » aux carburants fossiles. Ils sont fabriqués à partir de plantes qui produisent du sucre ou de l'huile, comme la canne à sucre, le colza, l'huile de palme, le soja, ou le jatropha, et peuvent servir pour les voitures, les avions, et pour générer de l'électricité dans les centrales.

De vastes étendues de terres sont nécessaires afin de produire suffisamment d'agrocarburants pour remplacer une petite quantité de carburants fossiles. Ils sont devenus la raison principale de la déforestation des forêts tropicales humides. Ils génèrent davantage d'émissions de GES que les carburants fossiles car ils détruisent des écosystèmes entiers. Or, c'est la biodiversité qui garantit un climat stable. Les agrocarburants sont produits par l'agriculture industrielle à grande échelle ; celle-ci est l'une des plus importantes causes du changement climatique. L'étendre pour créer du carburant est une idée dangereuse.

Un porte-parole de l'ONU a déclaré que 60 millions de personnes pourraient devenir des « réfugié-e-s des agrocarburants » - forcé-e-s à quitter leurs terres pour faire place à des régions entièrement couvertes de monocultures d'agrocarburants. En Argentine, 200 000 familles ont d'ors et déjà été forcées à quitter leurs terres pour la culture du soja – bien davantage le seront avec le nouveau boom du soja cultivé pour la production de carburant.

« Nous devons remplir nos réservoirs, alors vous allez devoir mourir de faim. »

Cette équation basique n'est pas loin de la réalité. L'expansion rapide des agrocarburants était l'une des causes principales de la crise alimentaire de 2007-2008, lorsque les prix de différents produits alimentaires ont augmenté de plus de 100%, générant des émeutes à travers le monde alors que les populations ne pouvaient plus acheter de riz ou de maïs. Utiliser des récoltes de produits alimentaires pour faire du carburant pour les voitures et utiliser les terres à ces fins, provoque une augmentation des prix de la nourriture et des terres, ce qui signifie que de plus en plus de personnes n'ont plus les moyens de se nourrir.

Les OGM entrent dans la danse

Les organismes génétiquement modifiés sont déjà présentés par les multinationales comme la solution à l'insécurité alimentaire qui va résulter des effets du changement climatique. On nous dit que les récoltes OGM vont améliorer la productivité et que la technologie va créer des plantes résistantes à la sécheresse et autres problèmes agricoles liés au changement climatique.

Ce qu'on ne dit pas, c'est que la contamination des OGM dans le système alimentaire provoque une perte de la biodiversité et affaiblit les écosystèmes agricoles en les rendant vulnérables aux épidémies, en créant une résistance aux pesticides chez les insectes ; et que la perte de la variété des cultures réduit le potentiel d'un écosystème à s'adapter au changement climatique. L'expansion des cultures OGM justifie davantage de déforestation, contribuant au problème. La plupart des OGM produits aujourd'hui servent à nourrir l'industrie hautement émettrice de la production animale (empoisonnant d'ailleurs à couvert la chaîne alimentaire). Et, ce qui est bien pratique pour les entreprises de produits chimiques (comme Monsanto, qui possède déjà 95% de toutes les cultures OGM au monde, en même temps qu'ils produisent les pesticides et engrais nécessaires à ces cultures), les OGM nécessitent une utilisation d'engrais et de pesticides chimiques accrue, créant de graves problèmes de santé parmi les populations locales.

Les cultures OGM conviennent bien au désir des multinationales de breveter les semences pour qu'elles soient commercialisables de façon exclusive et hautement rentables. Dans les communautés rurales en premier lieu, qui sont les plus répandues au monde et les plus directement affectées par le changement climatique, la modification génétique de l'agriculture va les empêcher d'accéder aux semences (les semences OGM étant quatre fois plus chères que les semences traditionnelles et celles-ci étant rendues de plus en plus difficiles d'accès dans de nombreuses zones). Ce qui va entraîner davantage de pauvreté, de faim, et la destruction de ces communautés, créant davantage de réfugié-e-s environnementaux-ales.

Ultimement, les cultures OGM sont une étape de plus en direction du modèle d'une agriculture exclusivement industrielle, en monocultures intensives pour l'export mondialisé, basées sur l'utilisation intensive d'énergie et de carburants, et affaiblissent considérablement notre capacité à faire face à un effondrement majeur – en pratique, politiquement et physiquement.

Une autre agriculture est possible... et nécessaire !

Cette situation n'est pas inéluctable. Le réseau international des organisations paysannes, Via Campesina, démontre et souligne que l'agriculture soutenable à petite échelle réduit de fait les émissions de carbone et le changement climatique, et minimise l'impact environnemental de l'agriculture sur les plantes et les animaux, de même que sur l'air, l'eau et la terre. Les pratiques d'agriculture biologique et diversifiée augmentent les populations d'oiseaux et de mammifères sur les terres agricoles et assurent la diversité biologique nécessaire aux écosystèmes et à la stabilité des phénomènes climatiques. En terme de préservation et d'augmentation de la productivité des sols et de la biodiversité, l'agriculture soutenable à petite échelle est bien plus efficace que les pratiques industrielles. Elles garantissent de plus la souveraineté alimentaire au niveau local.

La possession centralisée du système de production alimentaire par quelques grosses multinationales détruit les communautés agricoles partout dans le monde, menant à la pauvreté de masse et à la faim. Les responsables de ces multinationales sont assis-es à la table des négociations, et utilisent le changement climatique comme un prétexte pour augmenter leur mainmise et étendre ce système insoutenable et hautement polluant. Le problème ne peut pas être résolu en régulant l'utilisation de tel ou tel composant chimique, ou en bannissant les produits finis qui comportent des OGM dans certains pays. Le problème est systémique, et il requiert une solution qui démonte et remplace le système dans son intégralité.

Le dernier mot (pour l'instant)

Le désastre social qu'est le changement climatique apparaît clairement. On ne peut plus le considérer comme un problème « environnemental » uniquement, ou un sujet dont les scientifiques doivent débattre entre eux-elles. La vraie question maintenant est de savoir jusqu'à quel point le capitalisme va tourner le changement climatique à son avantage, ou bien si ce problème est celui qui va générer la rupture complète du système dont le monde a tant besoin.

Nous avons vu l'Empereur sans ses habits – bien des fois déjà – mais par peur du changement climatique nous sommes prêt-e-s à lui laisser encore une fois le bénéfice du doute. Car si ce n'est pas lui qui s'en occupe, qui peut nous sauver ? Quand les gouvernements assis à la table des négociations sont si loin des peuples qu'ils sont censés représenter, quand les multinationales ont obtenu leur puissance et leur place à cette même table par les pratiques qui sont responsables du changement climatique, vont-ils faire amende honorable et changer de voie, au bénéfice de l'humanité et des écosystèmes desquels nous dépendons ? Ou bien vont-ils continuer à étendre le système de la propriété privée, de l'exploitation et de la technocratie, avec l'aide des frontières et des guerres nécessaires à leur maintien ? Certes, nous devons continuer à poser des questions et à exposer l'empereur dans sa nudité, mais le temps est venu de le pousser loin du trône pour de bon et de brûler cet objet répugnant – et ça fait combien, déjà, en crédits-carbone ?

La volonté d'en finir avec le règne du capitalisme qui a créé ce désastre nous mettra en conflit avec les intérêts des puissants, et leurs valets. La création et la défense des vraies solutions venant de la base ne se feront pas sans lutter. Comme le changement climatique, notre lutte ne doit pas connaître de frontières.

  • Jeu de mots anglais difficile à traduire, relatif au fait de rendre les choses opaques en y appliquant une couche de vernis vert « écolo ».
    • Produit financier dont la valeur dépend de celle d'une marchandise ou d'un autre actif financier.

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

Un Appel à l'Action – Reclaim Power! Reprenons le Pouvoir !

Je reprend un appel lancé pour Copenhague, qui vient d'être traduit par le camp climat français.

Le 16 Décembre, au début de la phase 'ministérielle' de haut niveau du sommet qui durera deux semaines à Copenhague, nous, les mouvements pour la justice mondiale, occuperons la conférence pour une journée et la transformerons en une Assemblée des Peuples.

Notre but est d'interrompre les sessions et d'ouvrir un espace au sein de la zone ONU pour tenir l'Assemblée des Peuples. L'assemblée donnera une voix à ceux et celles qui ne sont pas entenduEs, ce sera l'opportunité de changer l'ordre du jour, de parler des vraies solutions, d'envoyer un message clair au monde appelant à la justice climatique.

Un point de départ officiel sera annoncé aux médias et à la police. De là, le cortège justice climatique se déplacera dans la direction du Bella Center. Les groupes affinitaires en provenance de directions diverses se feront leur chemin jusqu'à la limite de la zone de conférence. L'objectif pour tous les groupes venant de l'extérieur est de commencer à entrer dans la zone ONU à 10h00. Au même moment, les groupes à l'intérieur du Sommet commenceront à interrompre les sessions et à mobiliser les personnes à quitter les négociations et à participer à l'Assemblée des Peuples. L'Assemblée commencera à 12h00 à l'entrée principale du Bella Center à l'intérieur de la zone ONU.

Reclaim Power! Reprenons le Pouvoir! est une action de masse confrontative de désobéissance civile non-violente. Nous franchirons n'importe quel obstacle physique nous barrant la route- mais ne répondrons pas par la violence si la police essaye d'envenimer la situation, ni ne créerons de situations à risque; nous serons là pour faire entendre nos voix!

L'Assemblée des Peuples, en opposition aux fausses solutions en négociation aux Sommets du Climat, mettra en évidence les alternatives qui fournissent des solutions réelles et justes: laisser les combustibles fossiles sous terre; réaffirmer le contrôle des peuples et des communautés sur les ressources; relocaliser la production alimentaire; réduire massivement la surconsommation, particulièrement au Nord; reconnaître la dette écologique et climatique due aux peuples du Sud et réaliser les compensations; et respecter les droits des peuples indigènes et des peuples des forêts.

Après 15 ans de négociations et pas de solutions réelles à la crise climatique, nous disons assez! Non aux solutions basées sur le marché, Non à la cupidité des entreprises et aux politiques de court terme décidant de notre futur! Non au colonialisme et aux saisies de terres ayant lieu dans les communautés locales et indigènes!

En Décembre, nous, depuis de multiples contextes et mouvements, expériences et luttes, nous rassemblerons. Nous sommes des peuples indigènes et des fermierEs, travailleurSEs et environnementalistes, féministes et anticapitalistes. A présent, nos luttes diverses pour la justice sociale et environnementale trouvent un terrain commun dans la lutte pour la justice climatique, et notre désir de reprendre le pouvoir sur notre futur.

On se voit dans la rue!

Pour aller plus loin dans l'organisation de l'action à Copenhague avec le plus possible d'entre vous, il y aura des 'Conseils de l'Action' du 11 au 17 décembre. Courtes introductions à l'action, mises à jour sur la situation, débriefings juridiques, de l'espace pour la coordination des groupes affinitaires, organisation et préparation de l'action, entre autres. Cependant... commencez maintenant! Organisez vous en groupes affinitaires avec vos amiEs, plannifiez avec créativité, mobilisez dans votre région, venez en avance à Copenhague pour aider... Si vous voulez vous impliquer concrètement dans le processus, écrivez à ReclaimPower@riseup.net

Reclaim Power! Est organisé par 'Climate Justice Action' et 'Climate Justice Now!'. Pour plus d'information, des mises à jour régulières sur les réunions et les actions, et des actus sur les luttes mondiales pour la justice climatique, allez sur http://www.climate-justice-action.org

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

25/11/09

Copenhague : la carte indispensable pour la COP15

Le Climate collective, un groupe d'activistes de Copenhague à qui l'ont doit beaucoup pour l'organisation, à mis en ligne cette carte. A l'approche de la COP15, elle doit être utile pour pas mal de monde. Vous avez tout sur les centres d'hébergement, les points d'infos, les cuisines collectives, les lieux de contre-conférences... Un outils indispensable.


Afficher COP15 locations sur une carte plus grande

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16/10/09

Ride Planet Earth

ride planet earth I copy and past this call out from Kim, wich is member of Travellers of the Earth network.

Dear all,

My name is Kim Nguyen, I am currently cycling from Australia to Denmark to encourage action on climate change. I am the project manager for Ride Planet Earth. You can see all about this project at rideplanetearth.org.

Our project culminates on 6th Dec this year with a cycling environmental action that is taking place all over the world. This action is made up of a series of simultaneous cycling events, people taking to highways, streets and dirt tracks wherever they are, the day before the major UN Climate Change negotiations begin in Copenhagen on Dec 7th.

The aim of the event is three-fold. To raise awareness of the current impacts of climate change on vulnerable communities across the globe, especially Africa, Asia and South America. To demonstrate the capacity and willingness of ordinary people to combat climate change. And thirdly, to demand that our governments agree to take the action necessary by the end of the Copenhagen negotiations. This demands can be seen on the front page at rideplanetearth.org.

If you would like to support this project, by organising rides as part of the event or passing on this request to other organisations, please email me at kim@rideplanetearth.org.

Your help will be greatly, greatly appreciated. Warm Regards,

Kim Nguyen

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11/10/09

Déchet, le cauchemar du nucléaire

Un film à voir mardi 13 octobre 2009, sur ARTE, à 20 H 45 :

Ci-dessous le communiqué de presse. J'ai été à la présentation pour la presse il y a 1 mois et je n'avais jamais eu le temps de faire un billet... Le film a été présenté à Colmar le 3 octobre lors de la manifestation anti-nuclaire. Ce film a tout pour devenir l'équivalent du film "le monde selon Monsanto" sur les OGM. Les associations devraient vite programmer des projections partout en France et participer aux débats pour l'arrêt du nucléaire. Je peux vous filer le contact de Laure Nouallat si vous voulez l'avoir comme intervenant, et sans doute Philippe Perrin, de la CRIIRAD.

A noter dans le film, l'apparition de M. Abord de Chatillon, UMP passé Modem, ancien directeur de cabinet de Mme Lepage, marié à une héritière de la dynastie Wendel et donc parent au sinistre baron Seillière. M. AbC est bien connu des militants écologistes du Morvan pour être le fer de lance de l'exploitation industrielle du Morvan, dans les premiers à promouvoir le label d'écocertification des forêt PEFC. Ce label créé pour concurrencer le label FSC porté par les ONG et Autun Morvan Ecologie. Le label PEFC a été au départ français, fonctionne sur une base d'auto-certification (les propriétaires sont certifiés par un groupement de propriétaire forestier) sans engagement de départ ! Depuis, le PEFC à fait du chemin et à fusionné avec d'autres label encore pire...

Obama à eu un prix Nobel de la paix pour sa politique anti-nucléaire, mais celle-ci est très réductrice : pourquoi ne se prononce-t'il pas aussi clairement pour que le nucléaire sorte définitivement des négociations sur le climat de l'ONU ?

Un film qui lève le voile sur un sujet où la désinformation prévaut,

avec la participation du laboratoire de la CRIIRAD.

dve dechet nucleaireLes déchets radioactifs apparaissent comme le talon d’Achille du nucléaire, son « pire cauchemar ». Le film de Laure Noualhat et Eric Guéret nous entraîne dans une enquête internationale, des fûts radioactifs immergés au large des côtes françaises au site contaminé de fabrication des bombes américaines de Hanford, des villages touchés par la première catastrophe nucléaire russe de Mayak à l’usine de retraitement de La Hague en passant par le site d’enfouissement des déchets de Bure…

Le laboratoire de la CRIIRAD a accompagné l’équipe du film pour assurer la coordination scientifique, effectuer des mesures et des prélèvements et interpréter les résultats d’analyses.

Réalisation Éric Guéret, Une enquête de Laure Noualhat et Éric Guéret, 2009 98 mn

BANDE ANNONCE
Pour découvrir la bande annonce du film rendez-vous sur le site de Arte. (pleins d'autres infos en plus sur ce lien).

INTERVIEW DES AUTEURS
Pour découvrir l’interview des auteurs, Eric Guéret et Laure Noualhat, qui racontent la genèse du film, et l’importance de la contribution de la CRIIRAD.

Vous découvrirez dans le prochain Trait d’Union un dossier sur ce film, et notamment un article à propos de la séquence finalement coupée au montage sur le site de Dounreay, en Ecosse. Des informations complémentaires seront publiées dès que possible sur le site internet de la CRIIRAD

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

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