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21/10/08

L'environnement pourrait tirer bénéfice de la crise économique

LE MONDE | 20.10.08 | 14h00 • Mis à jour le 20.10.08 | 14h00

Le trafic aérien ralentit, les ventes d'automobiles diminuent : la contraction de l'activité économique devrait mécaniquement réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dans le même ordre d'idées, le ralentissement de l'immobilier va freiner l'étalement urbain ; des projets d'infrastructures détruisant des écosystèmes naturels pourraient être remis en cause du fait de leur mauvaise rentabilité ; le cours du soja chute et "la réduction du prix des matières premières va réduire la pression sur la forêt", comme l'a observé Carlos Minc, le ministre brésilien de l'environnement.

Pour les économistes et les experts de l'environnement interrogés par Le Monde, l'effet bénéfique de la crise sur l'environnement est réel. "Mais si la crise va entraîner une moindre consommation, cela repoussera le problème, cela ne le résoudra pas", dit Sylvie Faucheux, de l'université de Versailles. De même, Nicholas Stern, de la London School of Economics, auteur de l'important rapport sur les conséquences économiques du changement climatique (publié en novembre 2006), estime que "deux à trois ans de faible croissance des émissions de gaz carbonique ne changent pas beaucoup la donne. Le vrai objectif est de passer à une croissance qui émet peu de CO2".

Un effet pervers pourrait même être que, "comme en 1973, la crise fasse oublier la préoccupation écologique", remarque Jean-Marie Harribey, de l'université de Montesquieu-Bordeaux-IV, et vice-président de l'organisation non gouvernementale ATTAC.

Or, rappelle Christian Coméliau, de l'Institut universitaire d'études du développement, à Genève, "les crises écologique, pétrolière et alimentaire ne s'arrêtent pas parce qu'il y a une crise économique". Un rappel en a été récemment fait par Pavan Sukhdev, économiste de la Deutsche Bank, dont l'étude sur l'économie des systèmes naturels a estimé entre 2 000 et 5 000 milliards de dollars par an la perte annuelle des services rendus par la nature, perte due à la destruction des écosystèmes.

"Il y a un enseignement à tirer de la crise financière, dit Nicholas Stern. Si nous ignorons les risques qui se développent dans un système, nous finissons par des troubles graves. C'est une leçon très puissante pour le changement climatique, dont les conséquences, si l'on n'agit pas, seront beaucoup plus grandes que la crise actuelle."

Un autre aspect observé dans la crise est la question sociale : "S'il y a récession et ralentissement de la production, cela permettra une moindre pression sur l'environnement, remarque Benjamin Grebot, un expert du mouvement Utopia. Mais ce sera subi, pas choisi, et ce seront les plus modestes qui en paieront les premiers les conséquences."

"Tout le monde ne sera pas frappé de la même manière, confirme Jean-Marie Harribey, cela implique la remise en cause de la répartition des revenus." Pour Sylvie Faucheux, "on est arrivé aux limites de la décence en ce qui concerne la répartition des richesses. Les économistes libéraux ont oublié que leurs ancêtres, Smith, Ricardo, insistaient autant sur la question de la répartition que sur celle de la production".

Un accord général se fait sur l'idée que "la crise peut être une chance si elle permet de repenser le mode de développement", selon l'expression de Jean-Marie Harribey. "S'il n'y a pas une prise de conscience généralisée par les responsables politiques des pays occidentaux de la nécessité de changer de manière radicale, explique Sylvie Faucheux, ce sera la mort du système dans quelque temps, parce qu'il y aura un retour de bâton qui sera soit social soit environnemental."

Deux voies de solutions se dessinent, l'une plus technologique, l'autre plus sociale. La première est défendue par Nicholas Stern, pour qui "nous devrions investir dans des infrastructures permettant de produire l'électricité autrement, dans des bâtiments plus efficaces énergétiquement, afin de passer à une économie émettant peu de carbone". Il poursuit : "Il y a une opportunité énorme de tels investissements, probablement de mille milliards de dollars par an dans les vingt prochaines années. Cela aidera à sortir de la récession et aidera donc à résoudre le problème de la distribution."Mais, comme l'observe Christian Coméliau, "la croissance est mise en cause, parce que le poids de la crise financière ajoute au facteur écologique un élément de blocage".

Plutôt que la recherche d'une rupture technologique, la seconde voie privilégie la modification des régulations du système économique : "Il faut, dit Jean-Marie Harribey, élargir la sphère non marchande, à l'impact environnemental généralement bien plus faible : la santé, l'éducation en sont les deux piliers."

En tout cas, estime Benjamin Grebot, "l'occasion est là pour se reposer la question du système actuel, qui vise la rentabilité à tout prix, sans s'interroger sur l'environnement. Il ne s'agit pas de sortir de l'économie de marché, mais de l'organiser autrement".

Hervé Kempf Article paru dans l'édition du 21.10.08

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

1/09/08

Avenir climat au cinéma le 10 septembre à Autun

L'affiche vient de sortir !

soirée avenir climat cinéma arletty

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

Pour des voitures moins polluantes

Je relaye une campagne du Réseau Action Climat et des Amis de la Terre. Deux vidéos à voir en fin de billet, une en anglais et l'autre en français.

En 1948, la première Coccinelle consommait 7,5 litres d’essence aux 100 km. En 2008, la nouvelle Coccinelle consomme… toujours 7,5 litres d’essence aux 100 km. Certains constructeurs mettent sur le marché des véhicules moins polluants et gourmands en essence que d’autres. Mais, globalement, ces efforts restent nettement insuffisants. Avec de plus en plus de véhicules sur les routes :

  • Les voitures contribuent encore et toujours plus à la pollution, aux émissions de CO2, et donc au réchauffement climatique.
  • Nos portefeuilles flambent : plus les voitures consomment, plus elles nous coûtent !

Saviez-vous pourtant que les députés européens ont entre leurs mains un projet de loi qui pourrait faire qu’en 2012, toutes les automobiles sur le marché émettraient en moyenne 25% moins de CO2… mais que le lobby industriel résiste farouchement ?

Si vous aussi souhaitez pouvoir acheter des voitures plus économes, ou vous sentez concernés par les changements climatiques, poussez vos eurodéputés à adopter une loi de réduction des émissions de CO2 vraiment efficace.

Pour agir, quelques clics suffisent:

Si vous voulez en savoir plus sur les enjeux de la campagne et pourquoi il faut réduire les émissions de CO2 des voitures, allez voir cette rubrique sur le site.


Mundo Cars - Fuel Efficiency ?

Poussons pour des voitures plus économes !

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25/08/08

Jordan : an earth day in Amman

Interview with Isabelle MANNEH who organise the Amman's Earthday.

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In Croatia, a website for information on renewable energy. Part 1/2

Interview part 1. with Daniel RODIK, Society for sustainable development design., from Zagreb, Croatia. You can visit mojaenergija.hr, in croatian only, a website for information on renewable energy.

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Croatia : Society for sustainable development design - DOOR. Part 2/2

First interview of Daniel RODIK, from Society for sustainable development design (or Društvo za oblikovanje održivog razvoja in croatian), in Zagreb - Croatia..

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Friend of the Earth middle east - EcoPeace

Interview with Ladeene Freimuth, deputy director of Friend of the Earth Middle East, in the office of Tel Aviv.

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Preparation of Ecotopia Biketour 2008

A bike tour for ECOTOPIA 2008 from Sofia - Bulgaria to Sinop - Turkey. Interview with Yolanda in Sofia during preparation.

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Cyprus : action of green party to fight climate change

How cyprus green party is involve in fighting climate change. A video of Efi Xhantou, member of city council of Nicosia.

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24/08/08

Ecotopia 2008 : Shocking repression in Turkey !

Greens, environmentalists, peace and nature supporters, and NGO's from all over the World gathered on the 9th of August to join the [20th international Ecotopia|http://www.ecotopiagathering.org/|en] gathering being held at Sarikum nature reserve in Sinop, Turkey. Ecotopia gatherings promote sustainable ways of living, harmony with nature, and discuss social justice issues. This year, Ecotopia has supported local anti-nuclear groups, raised consciousness of nuclear issues and promoted alternative energy sources. However, for the last week, local police have been exerting supression on the camp by making regular visits, and following and intimidating participants outside of the camp.

On Wednesday 20th August, 6 internationals and 5 Turkish people were placed under custody while staging a peaceful vigil outside the Atomic Energy Agency (TAEK) in Sinop. Police have also shown supression towards locals of Gerze town who approached the Ecotopia camp to request solidarity against the Thermal Coal Plant planned for construction in their town. Today, the 22nd August, approximately 10 armed officers, ordered by the governor of Sinop, raided the Ecotopia camp to threaten forceful eviction if the sıte was not emptied within 3 hours. In summary, 2 days before our legal permit for he site ends, it has been forcefully demanded that we shut down activities immediately.

In Turkey, where democracy is regressing, the authorities do not tolerate the advocacy of their people to lıve a safe, sustainable and healthy life.

In addition, authorities in the Turkish state and Sinop (where it it planned to build one nuclear technology centre and 3 Thermal Coal plants) are dısturbed by the increasing local attention on these projects, and are reluctant to allow people's awareness and knowledge to grow independently.

As participants representing more than 30 countries, we are asking for your solidarity, and request you to send the following text to the Turkish authorities using the contact information given below.

For a nuclear-free world and a more democratic Turkey, let's block the phones and faxes of the Turkish authorities.

Ecotopia 2008 participants


To whom it may concern, We have been informed that the Ecotopia meeting being held at Sarikum nature reserve in Sinop, which was announced and received approval of its permit many months ago, is now undergoing a period of intense police suppression. This event is legitimate and legal, and we are demanding that the pressure is released. We will keep ourselves informed on how this situation develops and will follow up on this request if necessary.

Name/organization: Country: Signature:

CONTACTS:

Türkiye Cumhuriyeti İçişleri Bakanlığı (Ministry of Internal Affairs) Telefon: +90 (312 )425 72 14 Fax: + 90 (312) 418 12 60 e-mail: basin@icisleri.gov.tr

Türkiye Cumhuriyeti Sinop Valiliği ( Governership of Sinop) Tel : 0(368) 261 15 00 - Fax: 0368 261 15 02 - 261 55 05 - e-mail: valilik@sinop.gov.tr, webmaster@sinop.gov.tr

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

18/08/08

Action "Reclaim your market"

L'action de cet apres midi en photo est disponible en photo sur l'album flickR,

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Nouvelles photos du klima camp a Hamburg





Vous pouvez theoriquement suivre l'actu du klima camp sur le blog dedie, mais il est plutot vide pour le moment...

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

16/08/08

photo du klima camp, hamburg

retrouvez mes photos de la manif de ce tantôt et des préparatif du camp sur mes albums FlikR :




Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

Introduction au camp climat, Hamburg

Après 6 mois de voyage en Europe et au Moyen-Orient pour rencontrer le climat, et avant de rentrer en France pour 1 mois afin de rencontrer écoles et partenaires, je pose mon sac pour quelques jours à Hamburg. C’est dans cette ville industrielle au Nord de l’Allemagne que les réseaux associatifs, activistes et politiques se sont donnés rendez-vous pour demander « un autre climat ».

La culture libertaire transparaît dans l’organisation du camp. La préparation a été réalisée par des groupes de travail, fonctionnant comme autant de groupes affinitaires autonomes et non-hiérarchisés, qui préparent ensemble les conditions de rassemblement de 2500 personnes pendant une dizaine de jours.

Une véritable ville temporaire est sortie du champ.

Un réseau d’eau alimente la cuisine et une construction abrite les douches. Un groupe de menuisier en herbe qui se forme sur le tas monte une espèce de scène entourée de bâches. Une heure est réservée aux femmes, puis aux hommes et une autre enfin pour les groupes mixtes. Les timides ou ceux militants pour l’égalité des sexes y trouvent leur compte.

Les toilettes chimiques côtoient des rangées de toilettes sèches. Vous devez jeter une poignée de copeaux de bois après avoir fait votre offrande à la nature, et le résultat sera recueilli pour un compostage futur. Encore une fois, il s’agit de structures temporaires en bois très fonctionnelles, et qui sentent moins mauvais au bout de quelques jours que leurs voisines chimiques.

La cuisine est animée par un collectif qui dispose de suffisamment de matériel pour nourrir tout ce petit monde. Des marmites immenses servent à faire cuire la soupe de légumes, qui est accompagnée de pain complet tartiné d’une préparation maison que je n’ai pas encore identifié. Des hamburgers végétariens (nous sommes à Hamburg n’est-ce pas) étaient préparés jeudi soir pour l’équipe investie dans les premiers préparatifs. Le café ou le muesli du petit déjeuner peut être complété par du lait de soja. La cuisine est donc bio, forcément, et végétarienne, pour répondre aux habitudes alimentaires de nombreux activistes. Végétariens ou anti-spécistes, ils militent pour les droits des animaux.

Les tentes voisines servent aux médias. Une radio associative diffuse musiques et interviews dans le camp et au-delà, sur la bande FM et sur internet : les activistes créent leurs propres médias pour s’affranchir des journaux, radios et télévisions financés et gérés par les multinationales dont ils dénoncent les agissements.

Les journalistes sont d’ailleurs forcés de se présenter à la tente « presse » située à l’entrée du camp. Les reportages ne sont autorisés que de 11 h à 13 h, accompagnés d’un membre du groupe média. Les personnes filmées ou photographiées doivent avoir données leur accord au préalable. Les mêmes règles s’appliquent pour les habitants du camp, sauf qu’ils ne sont pas accompagnés. Certaines personnes ne souhaitent pas être reconnues dans les médias, d’autres redoutent un fichage par la police.

Une dizaine d’ordinateurs fonctionne sous Ubuntu, une des distributions de Linux, qui permet de s’affranchir de logiciels propriétaires. Le système d’exploitation et les logiciels sont libres, c'est-à-dire qu’ils peuvent être copiés, adaptés et diffusés librement. Il ne manque plus que la connexion à Internet qui est encore difficile à configurer. Les activistes pourront partager leur expérience quotidienne sur un blog collectif, diffuser leurs photos et monter leurs vidéos.

Une dernière tente abrite le système permettant à une dizaine de panneaux solaires de fournir en électricité tout ce matériel, tout en évitant le rejet de gaz à effet de serre.

Encore loin de ces préoccupations, les enfants jouent aux pirates sur une structure en bois en forme de bateaux ou s’abritent du soleil dans un des tipis qui leur est réservé. Parents et militants viennent animer des jeux à tour de rôle sans qu’un programme soit établi.

Il y a encore un bar bio, qui sert à financer le camp en plus des donations, des tentes pour les ateliers et débats, et un immense chapiteau prévu pour l’assemblée générale quotidienne.

L’AG quotidienne fait le point sur l’organisation fonctionnelle et politique du camp. Les groupes affinitaires créés pour la préparation du camp et sa construction sont auto-dissous à l’ouverture du camp, et chaque participant est appelé à s’investir quelques heures par jours dans les différents groupes de travail.

Cette ville temporaire et autogérée est organisée en barrio, c'est-à-dire en quartier. Chaque barrio est spécialisé. Il y a les espaces communs décrits ci-dessus, et qui sont regroupés sur un côté du camp. Au centre, les tentes d’infos servent à regrouper et diffuser l’actualité du camp et les consignes, comme le plan incendie. Des panneaux d’affichages sont couverts de cartes pour les actions prévues en ville, de plannings pour les différents ateliers, d’annonces de covoiturage…

Les barrios d’habitations servent aux groupes qui se rassemblent par affinités : anarchistes-écolos, groupes de jeunesses politiques des Verts ou de Die Linke, attac, anti-fa, anti-nucléaire, ou qui se sont organisés pour se déplacer depuis différents coins de l’Allemagne.

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

14/08/08

"Arctique : aujourd’hui, et après ?", interview avec Dorothée ADAM

Avant de partir dans 1 h à Hamburg pour le klima camp, je finis cet article consacré à Dorothée Adam. Elle m'a envoyé un mail il y a quelques semaines m'annonçant sont départ pour une mission dans le grand nord au cours de deux croisières Expéditions Polaires :

  • du 12/08/2008 au 22/08/2008 : Tour du Spitzberg
  • du 22/08/2008 au 04/09/2008 : Nord Est du Groenland

Je lui ai proposé de présenter son projet en répondant par mail à une interview.


Dorothee Adam Dorothée Adam, caméra au point.

  • Tu as organise l'Ecotour en 2005, un Tour du monde de 9 mois sur le thème du développement durable, et tu pars en août et septembre dans le grand nord, toujours pour sensibiliser à l'environnement. Que signifie pour toi "voyager", et pourquoi le faire sur des thèmes environnementaux ?

Le voyage est un moyen de rassasier sa curiosité. Je me suis toujours posé des questions sur l’avenir de notre planète, j’ai entendu énormément de pronostics plus ou moins pessimistes sur le devenir de l’environnement. Mais je suis convaincue que la meilleure manière de comprendre la réalité des choses est de se rendre sur le terrain, d’ouvrir tous ses sens et de chercher des réponses à ses interrogations.

  • Quel est ton bilan, ou tes principales remarques, sur l'Ecotour 2005 concernant le développement durable ?

Les 9 mois de rencontres vécues lors de l’Ecotour 2005 m’ont ouvert les yeux sur de nombreux thèmes environnementaux. A notre retour, mon amie Marion et moi-même n’avions qu’un seul objectif : partager la prise de conscience que le terrain nous avait offert. C’est pourquoi nous avons écrit un livre, réalisé un film et organisé un cycle de conférences. Car si un voyage naît d’une motivation personnelle, il atteint toute sa cohérence dans l’échange avant, pendant et après.

  • Comment en es-tu arrivée à participer à cette expédition scientifique dans le grand nord ? Et quel va être ton rôle dans l'équipe ?

Les régions polaires m’ont toujours énormément intriguée. En effet, elles sont à la fois une extraordinaire représentation de la majesté de la nature et un triste miroir de la détérioration de cette dernière. Début 2007, j’ai réalisé qu’un des meilleurs moyens pour sensibiliser au changement climatique était de filmer l’Arctique et l’Antarctique où les paysages parlent d’eux-mêmes. J’ai alors contacté C. Kempf du [Groupe de Recherche en Ecologie Arctique], un des spécialistes du monde polaire, pour lui proposer de l’accompagner dans ses expéditions et pour réaliser un film à ses côtés.
L’élaboration du projet a pris du temps, il a accepté un an plus tard de me rencontrer et nous avons peaufiné ensemble les objectifs du film à réaliser. Sur le brise-glace, je ferai donc partie de l’équipe pour accompagner les touristes venus découvrir le Spitzberg et le Groenland et je serai en permanence armée de ma caméra pour saisir la magie de la banquise, des icebergs et des ours polaires !


La suite de l'interview au retour de son voyage, en septembre !
Vous pouvez déjà retrouver une première vidéo de présentation de Dorothée Adam sur sa page You Tube : http://fr.youtube.com/doadam.
Un document PDF sur la série de reportage prévu est aussi disponible en téléchargement.




Arctique : aujourd'hui, et après?

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe et l'Asie sur le theme du changement climatique

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