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Mot clé - Carnet de Route

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6/03/10

Nouakchott, Mauritanie

Bon, pas de Sénégal ce soir, on est bloqué à Nouakchott depuis 13h.

Départ de Nouadhibou ce matin vers 7h au levé du soleil, on croise le plus grand train du monde en direction du port. L'exportation du minerai de fer est la principale ressource de la Mauritanie. On longe ensuite le parc national du Banc Darguin, qu'on a juste aperçu depuis la route. Toujours du désert au menu, on a croisé quelques maisons mais pas de village sur plus de 400Km. Le sable léger était poussé sur à travers la route et formait des trainées de poussière assez hypnotique quand vous ne voyez que ça durant des heures...

J'ai laissé ma 10°photocopie de passeport au dernier contrôle de police avant Nouakchott. On s'arrête pour manger vers 13h dans un resto au bord de la route et on demande à quelqu'un dans la rue si c'est possible de faire réparer le retro gauche qui a été fracassé en croisant un camping-car il y a 3 jours. On se retrouve dans un garage (4 murs de moellons, des épaves, un treuil pour sortir les moteurs, 2 cabanes en bois pour les apprentis et 5 ou 6 chèvres). Le chef nous montre un problème de masse sur la batterie : à chaque démarrage ça fait des étincelles. Un coup de clé et c'est bon, mais on en profite pour essayer de trouver une pompe à vide car il n'y a plus d'assistance au freinage depuis hier.

Les réparations prennent du temps et du coup on reste ici pour la nuit. Je pars dans une auberge, fais un peu de lessive à la main, puis part avec 2 suisses et leur "guide" (un jeune qu'ils ont prit sous leur ailes et connait un peu la ville) au port de pêche. Des centaines de pirogues longues d'une dizaines de mètres sont en train de rentrer après une journée en mer. Elles affrontent les rouleaux devant la plage, mais beaucoup se retournent à quelques mètres du bord. Des hordes de jeunes et moins jeunes court chercher le poisson. Les pêcheurs sont sénégalais, les vendeurs mauritaniens. Beaucoup de couleur et de bruit, comme les chants des pécheurs qui poussent à la main leur barque énorme pour les échouer.

Demain départ à 7h, à nouveau du désert, passage de la frontière à Rosso pour le Sénégal, un poste-frontière connus pour ses intermédiaires et ses bakchichs : ça va pas être facile. En plus on arrive un dimanche, ça va être long. On verre où on arrivera demain soir...

Billet original sur Un voyage A travers l’Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique sur le theme du changement climatique

5/03/10

Arrivé en Mauritanie après le Sahara

Je suis arrivé à Nouhadhibou en Mauritanie après 3 jours de route depuis Rabat. j'ai traversé le Sahara occidental (sud du Maroc), tout est ok pour le moment. On admire un paysage de désert : route droite, du sable et des rochers, on ne croise personne pendant plus d'une heure dans le sud vers Dakhla mais le paysage change d'heure en heure. 4h30 d'attente pour passer la frontière côté mauritanie et notre camion est toujours un peu en panne : une fois le démarreur, la tuyeau de gazoil, le ventilateur ou les courroies, mais ça roule. Demain on doit traverser de la Mauritanie jusqu'au Sénégal, inch Allah !

Pour suivre régulièrement, aller sur la page du groupe Avenir Climat sur Facebook, mises à jour 2 à 3 fois par jour par SMS : http://www.facebook.com/group.php?gid=5602446748

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26/02/10

Les premières photos du voyage au Maroc : Tanger et Chefchaouen

Découvrir l'album par ici.


J'ai pris le ferry depuis Sète pour quitter la France et rejoindre la Maroc. Un mode de transport un peu plus cher que le bus, mais moins polluant que l'avion, avec un gout de croisière sur la mer méditerranée en prime !


Le passage dans le rail du détroit de Gibraltar au matin du deuxième jour est impressionnant. Un ciel lourd couvre une mer au couleur turquoise, le ferry croise tout types de bateaux : cargo, pétrolier, vracier... Quelques dauphins sautent dans notre sillage tandis que j'essaye de distinguer la côte Africaine.


Retour à Tanger, "l'interzone" de Paul Bowles n'est plus qu'un souvenir mais c'est toujours un plaisir de redécouvrir les ruelles de la médina, un labyrinthe où il faut jouer à se perdre, en faisant des pauses pour boire u thé et gouter au premier tajine pour fêter mon arrivé sur un nouveau continent.


Chefchaouen, porte d'entrée du rif marocain, possède une médina aux rues peintes en bleu. La ville est à flanc de montagne et il suffit de sortir des murs de la médina pour partir en randonnée au milieu des champs. En quelques mètres on a l'impression de changer d'époque.

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21/02/10

Arrivé à Tanger

Je suis arrivé à Tanger vers midi.

Beaucoup de marocains à bord du Biladi, quelques touristes allemand et français et 2 ou 3 routard avec leur sac à dos comme moi. Une mère de famille marocaine nous raconte ses 40 ans passées à Champagnole, son mari travaille et elle élève 4 garçons et 2 filles. Les garçons sont ingénieurs ou profs, l'ainé se marie au Japon le mois prochains. Les filles font des études mais le principal c'est qu'elles se marient et pourquoi pas reste à la maison... J'ai dormis au pont n°2; le plus économique, sous les 2 étages de voitures. Les cabines sont plus qu'étroites mais on entend les vagues frapper la coque en s'endormant.

Pas facile de marcher sur terre après 2 nuits de bateau et le passage du détroit de Gilbraltar à bougé (un peu). Le port sent le fioul et on voit déjà des sacs en plastique noir dans l'eau. Les bateaux de pêches ont l'air bien rouillé, je me demande s'ils prennent encore la mer. Un passager me dit que le Maroc est le moins développés des pays du Magreb, c'est aussi le plus simple à traverser en tant que voyageur indépendant.

J'ai retrouvé la pension victoria en bas de la médina, où j'étais en 2004 avant de partir. Un lit un peu humide, le sol défoncé, les toilettes et les douches sur le palier, mais je n'avais pas envie de chercher. Je n'ai eu qu'un gars qui m'a suivit depuis la sortie du port, sans être vraiment collant. Pour le coup je suis déçu, je m'attendais à être plus envahis.

J'ai débarqué en même temps que les 1000 véhicules du 4L trophy, ont a pas la même vision du voyage et de la découverte ! Les étudiants m'on dit faire un projet humanitaire en descendant 70t de fournitures scolaires, mais il leur a fallu tout de même payer 6000 € d'inscriptions et mettre pleins de jolies pubs sur leur voiture. Un autre me parle de découverte et de voyage. Moi : "mais comment vous faites en étant 1000 voitures à faire la même étapes en même temps ?". Lui : "On est pas en même temps, il y a des départs toutes les 30 minutes". Bon, j'étais quand même content de mon effet quand j'ai dit que je descendais au Togo. Lui : "tout seul, sans voiture, avec ce petit sac ?".

Je serai le 23 au soir à Chefchaouen avec l'équipe du GERES.eu. Beaucoup de pluies par ici, on verra l'état des routes.

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Arrivée à Tanger

Je suis arrivé à Tanger vers midi.

Beaucoup de marocains à bord du Biladi, quelques touristes allemands et français et 2 ou 3 routards avec leur sac à dos comme moi. Une mère de famille marocaine nous raconte ses 40 ans passés à Champagnole, son mari travaille et elle élève 4 garçons et 2 filles. Les garçons sont ingénieurs ou profs, l'ainé se marie au Japon le mois prochain. Les filles font des études mais le principal c'est qu'elles se marient et pourquoi pas restent à la maison... J'ai dormis au pont n°2; le plus économique, sous les 2 étages de voitures. Les cabines sont plus qu'étroites mais, en s'endormant ,on entend les vagues frapper la coque.

Pas facile de marcher sur terre après 2 nuits de bateau et le passage du détroit de Gibraltar à bougé (un peu). Le port sent le fioul et on voit déjà des sacs en plastique noir dans l'eau. Les bateaux de pêche ont l'air bien rouillés, je me demande s'ils prennent encore la mer. Un passager me dit que le Maroc est le moins développé des pays du Magreb, c'est aussi le plus simple à traverser en tant que voyageur indépendant.

J'ai retrouvé la pension Victoria en bas de la médina, où j'étais en 2004 avant de partir. Un lit un peu humide, le sol défoncé, les toilettes et les douches sur le palier, mais je n'avais pas envie de chercher. Je n'ai eu qu'un gars qui m'a suivi depuis la sortie du port, sans être vraiment collant. Pour le coup je suis déçu, je m'attendais à être plus envahi.

J'ai débarqué en même temps que les 1000 véhicules du 4L trophy, on n'a pas la même vision du voyage et de la découverte ! Les étudiants m'ont dit faire un projet humanitaire en descendant 70t de fournitures scolaires, mais il leur a fallu tout de même payer 6000 € d'inscription et mettre plein de jolies pubs sur leurs voitures. Un autre me parle de découverte et de voyage. Moi : "mais comment vous faites en étant 1000 voitures à faire la même étape en même temps ?". Lui : "On n'est pas en même temps, il y a des départs toutes les 30 minutes". Bon, j'étais quand même content de mon effet quand j'ai dit que je descendais au Togo. Lui : "tout seul, sans voiture, avec ce petit sac ?".

Je serai le 23 au soir à Chefchaouen avec l'équipe du GERES.eu. Beaucoup de pluie par ici, on verra l'état des routes.

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19/02/10

Le voyage commence

Je suis à Sète face au port, embarquement à 18h, départ 19h. Arrivée à Tanger dimanche vers 9h. Il parait que la mer ne sera pas calme et qu'il pleut à Tanger mais c'est pas grave : le voyage commence !

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18/02/10

Départ n°5 : vendredi 11h - 19h

afrique2010Pouvez-vous situer ces villes sur une carte : Bobo-Dioulasso, Lomé, Nouahdibou, Laayoune, Agadir, Rosso, Bamako, Mopti ? Prenez un atlas car je vais passer par là-bas bientôt !

Hop, billet de train et de bateau achetés, je pars donc demain à 11h de chez moi pour Sète, c'est mon cinquième départ. Le bateau m'emmènera ensuite pour Tanger, ma première étape en Afrique. L'excitation monte peu à peu et j'ai (presque) fini de faire mon sac. Tout est en vrac sur le lit, je fais un dernier tri pour enlever ce dont je n'ai pas besoin côté médicaments et fringues. J'ai fait un saut rapidement à Autun ce soir pour m'acheter une paire de chaussures tout-terrain. La paire que j'ai utilisé début 2008 puis en Scandinavie est trop chaude pour l'Afrique, et la paire acheté à Tel Aviv en mai l'an dernier n'est plus présentable (une vrai camelote,elle a à peine tenu 20 000 km).

Tanger, je connais un peu. J'y suis passé lors de mon précédant voyage. J'en avais retenu :

  • les récits de Paul Bowles
  • une page d'histoire quand la ville était une cité internationale
  • une arnaque de guide dans la médina
  • une soupe de pois chiche testé en petit déj (vite remplacé par une crepe au miel dans la boutique d'à côté)
  • et surtout les hordes de jeunes qui tentaient de passer la douane pour rentrer dans le ferry.


Je n'avais pas spécialement aimé mon voyage au Maroc. En 3 semaines j'avais voulu faire le tour du pays, c'est trop rapide pour me sentir bien. J'avais le sentiment d'être devenu un porte-monnaie ambulant : trop de déplacement et pas le temps de rencontrer du monde autre que les commerçants qui te nourrissent, t'hébergent ou te transportent.
J'avais aussi ressenti pour la première fois cette envie généralisé chez les jeunes de quitter leur pays pour venir en Europe, traverser ces quelques kilomètres de mer qui les séparaient d'un semblant de futur. Je le verrai d'une autre manière en Europe de l'Est, la volonté est moins pressante mais existe tout autant. Au Maroc, et à Tanger en particulier, j'avais l'impression de voir le continent africains pousser vers le Nord : avec un peu de chance il pourrait recoler les continents, à l'heure où les No Border de Calais se font fermer une fois de plus leur hangar, ou des logements sont détruits au buldozer (lire les infos sur le mic-mac communisto-préfectoral à Bagnolet), où ont expulse des personnes vers des pays en guerre (Afghanistan, en charter européen en plus), ou des militants des droits de l'homme se font contrôler par les services anti-terroristes (GAV de militants RESF à Paris le 15/02)...

Je vais donc passer 4 mois sur le continent noir. Je m'attends à un choc culturel et climatique. Avec mon expérience de bac+5 et de militant bénévole à plein temps, je vais me retrouver dans des pays ou l'éducation n'est pas au top, et où militer est sans doute une activité de riches, qui ont du temps et suffisamment d'argent pour s'en occuper. La religions (ou les sectes) et les croyances sont encore très présentes, j'ai lu dans le courrier internationale un article où les malheurs du Togo (accident de bus sur une routes défoncé, match de foot perdu par l'équipe nationale, économie nationale catastrophique) étaient rejetés sur le Président qui n'avaient pas observé un rite d'exorcisme...
D'un autre côté, en quelques semaines, j'ai reçu un paquet de mails d'associations, de syndicalistes, de politiques, de scientifiques, de voyageurs ou d'étudiants. je n'ai pas calculé la proportion, mais je dirai environ la moitié de France et la moitié d'Afrique. En essayant d'en faire une rapide analyse, le Mali et le Burkina sont très fréquenté par les ONG française qui font les services de base d'un service public : eau, alphabétisation, énergie, conseil agricole. Je serai en principe en avril à Bamako pour le Forum Social du Burkina. Au Togo, j'ai reçu plusieurs mails de jeunes togolais engagés dans des associations, la jeunesse du pays me semble très active vu d'ici.

J'arrête là pour ce soir. Juste un dernier mot pour vous rappeler d'aller voter pour les élections régionales le 14 et le 21 mars (et pourquoi pas Europe Ecologie). si vous êtes retenu hors de France, pensez à faire une procuration, ça prend 10 minutes à la gendarmerie (pour une fois qu'on les voit de son plein gré...)

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9/02/10

Préparation du sac à dos

preparatif sac a dos Quelques jours avant le départ je mets tout ce que j'ai envie d'emmener dans un gros tas puis je fais le tri. J'enlève ce qui est lourd, volumineux, facile à remplacer sur place. Puis je retire tout ce qui n'est pas indispensable. Le but est d'arriver à un sac de moins de 15kg, y compris les 3kg d'appareils photos et d'ordinateur indispensable pour mes reportages. J'avais lu une fois que les touaregs font 10 tas, enlevant à chaque fois ce qui est le moins indispensable à transporter sur leur dromadaire pour finir avec ce qui est juste nécessaire à leur survie. J'en suis loin, mais l'idée des tas successif est pas mal.

De toute façons ça va être comme à chaque fois : je vais boucler mon sac 10 min avant de quitter la maison comme d'habitude, en oubliant pleins de trucs qui finalement ne sont pas indispensable...

Le gros sac en plastique blanc c'est pour les médocs. Je pense que j'ai de quoi soigner une bonne part de la population africaine. Les sacs de congélation transparents à zip c'est pour protéger le matos du sable. Dans les fringues, je vais choisir entre 2 pantalons bruns ou beige à porter durant 4 mois et je serai au top de la mode. Je les ai depuis 2 ans et demi, ils ont lavé dans 20 pays différents y comprit avec l'eau du Danube et pourtant ils tiennent encore le coup (presque).

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14/01/10

Concert de soutien avec le groupe Boucherie Trad

En images

Avec un membre en Hongrie pour le boulot et un autre en Nouvelle-Zélande pour suivre sa blonde, le groupe Boucherie Trad n'avait pas joué depuis quelques temps. De nouveau constitué, le groupe a joué son premier concert en soutien pour mon voyage Avenir climat jusqu'à une heure avancé de la nuit... Pour voir toutes les photos, cliquez sur l'images ci-dessous.

IMG_0692

En sons

Boucherie Trad, 1er morceau : Maurice chevalier, vendeur de dentier pour vampire


BoucherieTrad, 2ème morceau. C'est le final du concert.

En vidéo

Et une vidéo sur le concert, avec La rivière du chien.

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8/12/09

I love myself : gentrification à Norrebro

746.jpg Durant la COP15, le sommet de l'ONU sur le climat qui se tient en ce moment à Copenhague, je suis hébergé par un militant. Il habite dans le nord de Norrebro, le quartier cosmopolite de Copenhague : les enseignes sont dans toutes les langues, et à deux rues de chez moi il y a des barbus qui ont lancé la polémique à l'époque de la caricature. Mais l'évolution qui a touché les autres quartiers du centre-ville commence à grignoter ce qui est devenu mon quartier, et les riches envahissent l'espace.

norrebro55 Les en-cas dans la rue sont 30% moins cher qu'en centre-ville, les épicerie proposent les sac de patates par paquet de 5Kg ou lieu d'1Kg, les magasins de voitures ne présentent que des modèles d'occasions...
Dans la rue, je croise des vieux sans dents qui ont l'air un peu dingue, des groupes de femmes "qui ont gardé leur drap sur la tête" comme m'a dit un colocataire, des adolescentes aux traits asiatiques maquillé comme des voitures volés, des étudiants qui fréquentent la bibliothèque voisine.
L'avenue n'est pas très agréable, c'est un grand canal urbain, dont les digues sont des immeubles de brique aux couleurs rouges assombries par le temps humide et la nuit précoce qui vous accueille dès le début d'après-midi. Le fond du canal est animé par des rangées successives : les piétons d'abord, les vélos, puis les bus et enfin les voitures, qui filent à toutes vitesse au milieu de cette ligne droite. C'est tout de même très pratique car le canal s'étend du centre-ville jusqu'à la banlieue, quasiment en ligne droite. Pour moi c'est parfait, je suis relié en bus, métro ou vélo aux principaux sites du sommet officiel ou alternatif de la COP15.

norrebro1 La rue où j'habite est l'une des dernières encore constitué de petites maisons ou d'immeuble bas. Mon immeuble est sur 3 niveaux, ça douzaine d'occupant vivent dans quatre appartements et se croisent toutes la journées, pour cuisiner chez l'un, papoter dans la chambre de l'autre, faire la lessive en commun avec la machine à laver du sous-sol ou chercher ce qui me semble être la dernière pompe à vélo de la maison ! On fait coucou au voisin par la fenêtre, d'autres jeunes avec qui ont fait des collages d'affiches depuis quelques semaines pour annoncer les manifs durant la COP15.

norrebro5 Au coin de ma rue il y a un jardin public, le seul espace vert public du quartier. Un drapeau cubain flotte au milieu, sans doute offert par l'un des groupes communistes qui dont on voit les vitrines par ici. Cet îlot est entouré par des barrières ou des containers qui servent de cabanes de chantiers aux ouvriers. Un groupe de vieilles maisons a été détruites, et des gens du quartier en ont profité pour planter de la pelouse, mettre un banc et des jeux pour les enfants. La dernière maison du groupe est en train d'être démonté et emballé mur par mur, un énorme camion vient les chercher pour sans doute la reconstruire plus loin.

destruction.jpg Les immeubles neufs prennent la place sur les maisons décrépies. Après Vesterbro (quartier de prostitution, des drogues durs et de la gare centrale), Norrebro est la nouvelle cible des riches. Les magasins à la mode arrivent : restaurant à sushi dont le plats de base est deux fois plus cher que le restaurant voisin, coiffeurs-visagiste appliquant les mêmes prix, boulangerie "à la française"... Les vélos (ont est à Copenhague quand même) sont rafistolés au pied d'un immeuble et rutilant au suivant.

IMG_9082.JPGCette gentrification, ou embourgeoisement en français, à lieu quand une classe aisé redécouvre un quartier proche du centre-ville et expulse les plus faibles économiquement qui doivent s'éloigner et chercher des loyers moins cher dans des zones moins accessible et moins équipés en service public.
Plus au sud de Norrebro, en limite avec Frederiksberg (le quartier riche à l'ouest de la ville, avec le lycée français où je suis intervenu), le quartier a connu des émeutes dans les années 1980 pour les mêmes raisons. Des barricades de 3 mètres de haut ont été élevées et des combats avec les forces de police ont eu lieu pour conserver un espace vert. L'un des immeubles limitrophe est maintenant squatté et sert de centre social autogéré pour le quartier. C'est aussi le centre de convergence pour les manifestations contre la COP15.

IMG_9198.JPG Les quartiers populaires sont des lieux de luttes et d'engagements sociaux. Les lieux alternatifs qui servent de point focal à cette activité ne peuvent exister dans les quartiers bourgeois. Du 11 au 18 décembre, le collectif Climate Justice Action appel à une dizaine d'actions ou de manifestations. Sans l'appui logistique du Climate collective rien n'aurait pu se faire. Ces militants fonctionnent sans hiérarchie formelle, sans organisation définie. Ils se réunissent par affinité et arrivent à coordonner des centaines de volontaires et héberger des milliers de militants.

Les lieux alternatifs comme Folkets Hus ou Solidaritetshuset permettent de se réunir, se rencontrer, échanger. Ils focalisent et facilitent le débat politique, fournissent des bases logistiques (stock de matériel d'affichage, lieu de réunion, café associatif, cuisine populaire). Sans ses lieux indépendants, c'est tout un pan de la critique du processus de la COP15 qui n'aurait pas pu trouver de lieu d'expression.

La lutte contre la gentrification est souvent vécu comme une lutte des classes et je la trouve particulièrement intéressante du point de vue du géographe. Pour d'autres exemples, plongez vous dans les archives de Radio Sterni, une radio libre et en français qui m'a fait découvrir le phénomène depuis Berlin.

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3/12/09

Accréditation COP15 : ça c'est fait !

Quelques photos de ma journée, avec un trajet au sud de Copenhague pour récupérer mon accréditation, puis une manifs contre la nouvelle loi de répression des manifestants.. Lire le guide des droits pour les manifestants à Copenhague durant la COP15. Pour voir les commentaires des photos, suivre ce lien.

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24/11/09

Balade arctique dans les îles Lofoten

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5/11/09

Photo du jour : paysage d'Oslo et de son fjord

Encore des photos d'Oslo, cette fois ce sont des paysages du fjord, mon premier car celui de Kotor au Montenegro l'an dernier en mer méditerranée ne devais pas être un autenthique fjord.

Lien vers le diaporama

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4/11/09

Photo du jour : premiers jours à Copenhague

Après Malmö (voir billets précédents), je suis passé quelques jours à Copenhague découvrir la ville et les militants qui préparent la COP15 : Klima Forum et Klima collective. Les photos suivantes ont été prises dans le quartier où je devrais habiter en décembre. Pour les voir, c'est par là : lien vers le diaporama. N'oubliez pas d'activer l'option "voir les infos" pour lire les commentaires.

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3/11/09

Photo du jour : en train pour Malmö

Pour me rendre à Malmö (voir billet précédent), j'ai pris le train, et le train à pris le bateau ! c'est assez impressionnant et en tout cas c'est une première pour moi. Il y avait aussi plein d'éolienne sur la côte. Pour voir tout ça : lien vers le diaporama. N'oubliez pas d'activer l'option "voir les infos" pour avoir les commentaires en même temps.

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